dimanche 16 août 2009
Guernica 3D
L'oeuvre de Picasso (1881-1973) n'en finit pas de se réinveter et d'être réinventée. En voici un bel exemple.
vendredi 26 juin 2009
Il vaut mieux être touché par la disparition surprise de Michael Jackson à 32 ans que touché par une apparition surprise de Michael Jackson à 8 ans...
samedi 20 juin 2009
dimanche 14 juin 2009
I Just Want to Celebrate....
Rare Earth I Just Want to Celebrate
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lundi 1 juin 2009
Old Zim' is back, and it's all good...
Sorti il y a un peu plus d'un mois, le nouvel opus du plus mystérieux troubadour des sixties ne cesse de surprendre. D'abord parce que la qualité qui faisait souvent défaut aux albums de Dylan dans les années 70 et 80 semble s'être installée une fois pour toute dans sa musique (une constante depuis au moins World Gone Wrong en 1993) et on ne l'imagine pas retomber dans les errances hésitantes qui ont parfois fait de ses disques de véritables scies (Self-Portrait anyone?).Ensuite parce qu'en 10 chansons et à peine plus de 45 minutes, Dylan chante d'une voix rauque proche du crooner en incorporant de-ci de-là un accordéon aussi bienvenu que bien senti. Même If you ever Go to Houston qui semble mal commencer se rattrape aux branches (on ne sait pas trop comment) avec son riff répétitif.
Avec des rythmes souvent blues joués certes au carré mais avec une âme véritable, Dylan emporte l'auditeur dans un voyage au long de la vie, (la sienne, la notre, mais surtout la combinaison des deux). Fermons les yeux, et la route est là, droit devant, prête à défiler.
En 2006, Modern Times revenait aux sources new yorkaises de Dylan. Au Gas Light et aux premières Hootnannies, aux sixties évidemment, aussi. Le tout avec un certain succès mais qui laissait un peu sur sa faim. L'auditeur voulait décoller, prendre la route, ce qui n'arrivait jamais vraiment. Avec Together Through Life on franchit cette fois allégrement le Lincoln Tunnel et le New Jersey Turnpike (façon Tony Soprano) pour embarquer dans un road movie aux titres plus courts, mais qui, paradoxalement, laisse l'album gagner en ampleur par rapport à son prédécesseur.
Et puis, une nouvelle fois, c'est un disque sudiste, moite, nocturne, et qui attend l'orage. D'un point de vue rythmique et instrumental, c'est un album qui fleure bon la Nouvelle Orléans (dans l'album précédent, on ne pouvait s'empêcher d'y penser également, reprise de The Levee's Gonna Break oblige) et le bayou (HBO ne s'y est pas trompé en illustrant la bande annonce de la saison 2 de True Blood avec le très beau titre d'ouverture Beyond Here Lies Nothing).
On regrettera peut-être l'absence d'une véritable grande chanson, d'un titre qui s'impose comme le temps fort du disque. Mais on ne boudera pas son plaisir devant cet exercice maîtrisé d'un vieux briscard qui, comme son ancien compère Johnny Cash, semble avoir décidé de finir sa carrière en beauté. L'album se referme sur un titre qui le résume bien : It's All Good.
Personnel :
Bob Dylan – guitar, keyboards, vocals
Mike Campbell – guitar, mandolin
David Hidalgo – accordion, guitar
Donnie Herron - steel guitar, banjo, mandolin, trumpet
Tony Garnier - bass guitar
George Recile - drums
Produit par Jack Frost (c'est à dire Bob Dylan lui-même).
Regardez la vidéo de Beyond Here Lies Nothing :
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dimanche 31 mai 2009
Lus ou relus pour les besoins de la cause...
L'avantage quand on fait des études, c'est qu'on a parfois l'occasion de mettre la main sur des livres que l'on aurait pas ouvert ou dont on avait plus tourné les pages depuis des années. Voici ce qu'il m'a fallu lire au cours des dernières semaines.
Daniel Defoe : Robinson CrusoeOn ne présente plus Robinson, perdu sur son île et devenu par la force des choses maître du monde qu'il s'est créé. On pardonnera à l'auteur toute la condescendance et la supériorité de son personnage en mettant tout cela sur le compte de la date de parution du livre : 1719. Rappelons cependant à ceux qui n'ont pas lu le livre que Robinson fait naufrage alors qu'il est en route pour l'Afrique en vue d'y acquérir... des esclaves !
Charlotte Brontë : Jane Eyre
Classique encore et histoire d'un amour presque impossible sur fond de phrénologie et de convenances empesées. L'amour entre deux personnages brisés, (dont les traits de leur propre aveux sont peu gracieux), triomphera néanmoins.
Wilkie Colins : The Moonstone
Sommet du genre "Detective Novel" précédent de vingt ans les aventures du résident de Baker Street, the Moonstone allie mystère et humour. Un page turner qui transporte le lecteur entre l'Inde, Londres, et le Yorkshire.
T. S. Eliot : The Waste Land

Le poème d'Eliot est un chef d'oeuvre. April is the cruelest month... mais attention, on a tôt fait de s'y perdre.
Anita Desai : Games at Twilight
Dans cette douzaine de nouvelles, l'auteur Indienne Anita Desai passe de l'ombre à la lumière en permanence, alternant jeunesse et vieillesse, vies impies ou éclairés, jour et nuit. Elegant et gracieux.
William Shakespeare : Hamlet
Dois-je vraiment ajouter ma pierre à l'édifice ?
Henry James : The Turn of the Screw
Histoire de gouvernante ici aussi, histoire de fantômes, histoire d'enfants pas très enfantines aussi... le fait que le cinéma est tiré sur la corde dans des dizaines de films depuis n'aide pas à apprécier pleinement ce que cette nouvelle pouvait avoir de réjouissant à l'époque...Eugene O'Neill : Mourning Becomes Electra
Et si on transposait les Oresties D'Eschyle dans la Nouvelle Angleterre de l'après guerre de sécession ? Hein ? Pourquoi pas ? Tout le monde n'est pas James Joyce, hélas.
Ben Jonson : Volpone (The Fox)
Comédie parfois drôle (c'est bien le moins) et caustique sur l'avarice mais souvent longuette, on lui préférera les comédies de Shakespeare.
Robert Louis Stevenson : The Master of Ballantrae

Roman sur la cruauté, sur la dualité, sur les frères ennemies, sur les voyages et leurs dangers, sur la trahison, mais aussi la loyauté, le Maître de Ballantrae se lit sans déplaisir même s'il a moins bien vieilli que l'Ile au Trésor et Dr Jekyll...
Nathaniel Hawthorne : Tales
Le père avait jugé les sorcières de Salem, le fils écrira des histoires qui se déroulent souvent en Nouvelle Angleterre. Aucune ne m'a vraiment marqué. Allez savoir pourquoi.
Langtson Hughes : Selected Poems
Des plus courts intitulés Suicide Note à quelques uns s'étalant sur une ou deux pages, les poèmes de Langson Hugues sont la voix de l'Afrique noire dans l'Amérique des débuts du jazz et de la renaissance de Harlem. D'une beauté rythmée au point de devenir chanson de jazz, les textes de Hughes sont des odes aux vies ordinaires des victimes de Jim Crow laws et de la ségrégation. Une oeuvre à découvrir en langue originale (toutes les traductions semblent épuisées, on voit mal comment transcrire ce parlé argotique et cet accent en français de toute façon).David Lodge : The Art of Fiction
L'auteur souvent hillarant de Changing Places recueille ici tous ces articles parus dans The London Independent. Brèves sur les procédés littéraires accompagnées d'extraits illustrant le propos de l'auteur.
jeudi 28 mai 2009
Bad Road Trip?
La Route de Cormac McCarthy arrive bientôt au cinéma. Une bande annonce vient de faire surface. Et ça n'a pas l'air brillant. Jugez par vous même.
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mardi 26 mai 2009
Happy birthday Miles...

So what? Il aurait eu seulement 83 ans aujourd'hui. Happy Birthday Miles... (Photo Anton Corbjin)
So What? avec John Coltrane...
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jeudi 21 mai 2009
Claro en passant...
Aux millions de fans qui grattent à la porte de ce blog en attendant mon retour, je ne dirai que ceci : C'est pour bientôt. Début juin si tout va bien. Rassurés ?Plus sérieusement (et même si les quelques lecteurs de ces pages ont plus que probablement déjà lu ça), Pierre Assouline vient de consacrer un élogieux papier au Clavier Cannibale de Claro. C'est ICI.
See you soon...
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